Site personnel du journaliste québécois Patrick White, couvrant la scène culturelle au Québec et ailleurs.

Le blog de Paradiso

Le Festival du nouveau cinéma de Montréal se dévoile pour l'édition 2008

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Le Festival du nouveau cinéma de Montréal présente sa 37e édition du 8 au 19 octobre 2008. Avec près de 250 films tous formats confondus, dont plusieurs premières mondiales et nord américaines, un parcours des plus conviviaux pour les festivaliers et de nombreux invités de prestige, le Festival s’impose plus que jamais comme un événement accessible à tous cette année.

Droit d'auteur: Conférence de Michael Geist à Montréal, le lundi 15 septembre 2008

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Le professeur de l'Université d'Ottawa Michael Geist sera à Montréal lundi prochain pour parler de droit d'auteur à l'ère numérique. Véritable chef de file du mouvement pour un copyright équitable, ses propos touchent désormais tous les petits créateurs et artistes émergents, qui s'approprient les nouvelles technologies pour publier leurs œuvres.

Michael Geist talks on Fair Copyright
Lundi 15 septembre 2008, de 18h à 20h
Université Concordia, 1515 Ste-Catherine Ouest, 11e étage, local EV.11.705
(Entrée sur la rue MacKay)

N.B. : Même si les élections actuelles font en sorte que le projet de réforme de la Loi sur le droit d'auteur est tabletté une fois de plus, il y a fort à parier que le prochain gouvernement reviendra de l'avant avec des mesures qui favorisent les gros fournisseurs de contenu, au détriment de l'ensemble de citoyens. Voilà pourquoi il est important, à défaut de venir à la conférence, de suivre les actualités en droit et technologies, mises à jour régulièrement sur son blogue:

http://www.michaelgeist.ca

Une nouvelle murale signée Dalceggio

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Le resto Le roi du Plateau de la rue Rachel vient tout juste de s'enrichir d'une nouvelle murale, de dimensions modestes, signée cette fois Carlito Dalceggio - Secret Silk Society.

CRITIQUE : Spectacle des Doux Cactus en hommage au 80e anniversaire des relations Canada-Japon

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Les citoyens du quartier Rosemont ont eu droit à un spectacle sympathique du groupe Les Doux Cactus hier soir, sur une scène extérieure adjacente au pub Rosemont. Cette formation est un curieux amalgame de country-rock 100% « keb » et de paroles chantées presqu'entièrement en... japonais!

Je dois dire que si la voix du chanteur laissait parfois à désirer, sa maîtrise du japonais m'a surpris et l'énergie du band dans son ensemble était contagieuse. Une section de cuivres très efficace a rajouté une bonne dose de « funk » à la sauce. Enfin, un des moment les plus surprenants a été la lente transition, en début de deuxième partie, entre un solo de taiko (sorte de gros tambour japonais traditionnel), puis un duo, auquel se sont greffés les autres musiciens pour évoluer vers un son plus rock.

Organisé par Hamelman Production et commandité par la bière Sapporo, cet événement avait pour but de célébrer le 80e anniversaire des relations diplomatiques entre le Canada et le Japon. C'est en effet en 1928, trois ans avant le Statut de Westminster (l'indépendance formelle de notre pays) que la première ambassade japonaise ouvrait ses portes à Ottawa. Bref, nous avons eu droit à une soirée inusitée dans un lieu inusité, en présence de quelques membres de la communauté nippone locale et même de « staff » tokyoïte du Cirque du Soleil travaillant sur le projet ZED.

CRITIQUE - « Québec, ville dépressionniste »

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Par Pierre-Etienne Paradis

« Qui aime bien châtie bien » pourrait bien résumer cet ouvrage, destiné à faire passer à la ville de Québec « un bien mauvais 400e ». Sur un ton emprunté aux situationnistes des années 68, les auteurs originaires de la Vieille Capitale nous y livrent un joli recueil de textes philosophico-trash.

Paru la semaine dernière, en même temps qu'Infiniment Québec, le documentaire de Jean-Claude Labrecque au ton exagérément célébratoire, Québec, ville dépressioniste vise au contraire à dénoncer l'« asservissement touristique » et le caractère de « ville empaillée » qui affligent ses vieux quartiers. L'ouvrage est bien documenté et présente des photos d'archives intéressantes. Si le ton est généralement vitriolique, une certaine dose d'humour fait tout de même passer la pilule de manière agréable.

L'ex-chanteur de Midnight Oil nommé ministre de l'environnement d'Australie!

Le flamboyant Peter Garrett, chanteur de la défunte formation Midnight Oil, vient d'être assermenté ministre de l'Environnement, du Patrimoine et des Arts par le nouveau premier ministre australien Kevin Rudd – qui a également entamé les démarches pour que son pays ratifie l'Accord de Kyoto! Il s'agit là d'un revirement politique spectaculaire par rapport aux positions du PM précédent John Howard. Bonne chance à M. Garrett, qui est la deuxième pop star d'envergure internationale à devenir ministre après le Brésilien Gilberto Gil (ministre de la Culture). Il faut cependant mentionner que l'implication politique de M. Garrett ne date pas d'hier. Dans les années 80, ses chansons étaient extrêmement politisées et il siégeait comme député depuis 2004. Demeurée « alternative » pendant 10 ans, la formation Midnight Oil a connu un succès planétaire avec l'album Diesel & Dust et plus particulièrement la pièce Beds Are Burning, parue en 1987 mais qui a commencé à jouer intensément sur les ondes radio québécoises l'année suivante.

http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/7124236.stm
http://en.wikipedia.org/wiki/Peter_Garrett

Les B.B. cassent la baraque au party annuel de la revue Nightlife

Pour une surprise, c'en était tout une! Le groupe Les B.B. a ressurgi de nulle part sans avoir été annoncé, et a joué ses plus grands succès devant une foule en délire d'environ 500 personnes hier soir à la SAT. Ce fut sans contredit le point culminant du party annuel de la revue Nightlife, auquel tous les lecteurs étaient conviés.

Que de plaisir à entendre tout ce monde chanter à l'unisson les Fais attention, T'es dans la lune, Donne-moi ma chance et autres ballades qui ont rythmé le début des années 90.

Il y a des photos sur le site de Nightlife:
http://www.nightlifemagazine.ca/photo/album/17/?pageID=16

À quand le retour de Julie Masse, maintenant?

Les Nocturnes du MAC : cauchemar bureaucratique

J'aurais bien aimé vous entretenir de la performance du groupe électronique aux accents africains The National Parcs hier soir au Musée d'art contemporain de Montréal (MAC), mais j'ai « pété une coche » et je suis parti. L'idée des Nocturnes est en soi excellente, et la sélection des artistes alléchante. Mais franchement, il est ridicule de faire glander les gens plus de 45 minutes dans une formule qui se dit « 6 à 9 ». C'est qu'on a d'autres choses à faire! En 45 minutes, par exemple, j'ai pu faire mon épicerie hebdomadaire, puis prendre l'hebdo culturel du coin et me dégoter un bon petit film, dans cette ville grouillante d'activités.

La dernière fois, en septembre, la file d'attente monstrueuse devant les portes du MAC m'a fait manquer la première partie du set de We Are Wolves. Je me disais: « c'est normal la première fois, tout le monde doit acheter sa carte BRANCHÉ à 10$ et entrer ses coordonnées dans l'ordinateur. » Je croyais naïvement que, dans les Nocturnes suivants, l'achat de cette carte serait un fast track vers le début d'une fin de semaine bien méritée. Oh que non! Hier soir, il fallait faire la file quand même pour que la « vérification » de notre carte sur ordinateur nous donne droit à un ti-billet d'entrée. Ensuite, il fallait se taper la file des vestiaires et la file du bar...

Victimes de leur succès les Nocturnes, ou cauchemar bureaucratique? Les deux à la fois, probablement. Chose certaine, les 5 à 7 du Musée des Beaux-Arts tenus cet été étaient un peu moins intéressants (pas de live band), mais y entrer et se faire servir une consommation ne prenaient pas plus de cinq minutes au total. Ceci étant dit, je ne voulais pas faire mon « blasé »... Les Nocturnes du MAC ne coûtent presque rien, après tout. Mais le fait est qu'après une longue semaine de stress, faire poireauter les gens aussi longtemps pour quelque chose qui ne dure au maximum que trois heures, c'est pas gentil!

La (pas si) rebelle Yelle

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La chanteuse française Yelle a donné une performance honnête hier soir aux Saints de la rue Ste-Catherine, dans le cadre du festival Pop Montréal. Visiblement à l'aise et pleine d'énergie sur scène, elle a lancé sa bombe anti-macho Je veux te voir devant un public conquis d'avance. Je crois personnellement que l'ensemble du spectacle et de la musique de la jeune bretonne, première « vedette MySpace » en provenance de l'Hexagone, laissait cependant à désirer au plan de l'originalité. Mis à part les quelques hits qui se sont démarqués, les rythmes et le phrasé très répétitifs de cette prestation n'ont pas suscité de grand émoi chez le vieux routier que je suis. Bref, Yelle est encore à des années-lumière de la chanteuse de Vive la fête pour ce qui est de la pop bonbon, et de M.I.A. pour ce qui est de l'attitude féministe et des propos à saveur politique.

Mais il est certain que si Yelle est capable de sortir encore plusieurs brûlots comme Je veux te voir, elle aura un bel avenir. Et peut-être un jour y aura-t-il moins de crétins qui se pavanent en VUS sur le boulevard St-Laurent (il faut croire que ses propos ont eu une certaine portée, car Teki Latex de TTC a annoncé dans l'hebdo culturel Hour qu'il souhaitait voir « n'importe qui sauf Yelle » à Pop Montréal.)

Site officiel : http://yelle.fr

Michael Franti & Spearhead à la Ninkasi!

Les membres de Spearhead ont donné une deuxième performance intime, après s'être produits sur la scène Métro du Festival d'été de Québec hier soir (dimanche). Croyez-moi, il y a des lundis où il vaut mieux ne pas travailler, question de profiter pleinement de la magie et de l'électricité qui surviennent sans avertir!

Le jam session avait lieu à la Ninkasi (rue St-Jean) entre 1h30 et 3 heures du mat' devant une trentaine de personnes complètement survoltées. Faut dire que ce groupe américain dirigé par Michael Franti sait faire: du gros funk à tendance latino/new yorkaise a été joué avec un tempo et une précision métronomiques, à tel point qu'en fermant les yeux, j'avais l'impression d'être dans un club de house – ou d'entendre les Beastie Boys lorsque le rapper y mettait du sien. Merci à tous ceux qui étaient là pour votre énergie.